La 80e édition du Festival d’Avignon commence samedi 4 juillet, dans un contexte où le nouveau maire de la ville demande que la culture demeure neutre et alors que les priorités de la ministre de la culture actuelle semblent bien loin de celles du créateur de l’événement, Jean Vilar.
La ministre de la culture, Catherine Pégard, qui s’est rendue à Avignon samedi, a confirmé des coupes budgétaires drastiques dans le spectacle vivant. De son côté, le Festival « off » donne la parole aux futurs candidats à la présidentielle.
La taxe sur la valeur ajoutée est un sujet crucial pour les opérateurs culturels lorsqu’il s’agit de subventions. La TVA s’applique-t-elle ? Et si oui, à quel taux ?
Dans une note mise en ligne le 1er juillet, le Syndicat des musiques actuelles (SMA) passe au crible les budgets culturels des régions. Cumulées avec les réductions budgétaires de l’Etat, ces données augurent un avenir difficile.
28 théâtres, opéras et institutions culturelles lancent un cri d’alarme. À ce jour, les subventions de l’État pour l’année en cours ne leur ont été versées que partiellement.
La MC93 à Bobigny, l’Opéra de Lyon… Vingt-huit institutions du spectacle vivant se sont vu notifier la baisse de 10 % à 12 % du montant initial de leur subvention automnale. Alors que débute la saison des festivals, l’inquiétude est à son comble.
Alors que débute le festival d'Avignon, l'inquiétude des professionnels est à son comble. La ministre de la Culture explique que les financements prévus pour 2026 seront soumis à arbitrage, en précisant qu'il n'y aura pas d'annulations mais de possibles reports.
Alors qu’une nouvelle baisse de crédits se profile, 28 directeurs de scènes nationales et de compagnies poussent un cri d’alarme. Après des années d’économies et de réductions des marges, « nous n’avons plus aucune réserve », affirment-ils.
Représentants des entreprises comme des professionnels réclament que le gouvernement revienne au 1 % du budget consacré à la Culture, contre 0,7 % aujourd’hui.
En visite dans la cité des Papes samedi 4 juillet pour inaugurer l’événement, Catherine Pégard a été accueillie par une levée de boucliers de la CGT, qui alerte sur des baisses de crédits délétères pour le secteur.