Les sénateurs ont auditionné le 4 mars les représentants de plusieurs organisations professionnelles du spectacle vivant sur les mesures qui pourraient permettre d’envisager une reprise d’activité.
Cela fait plusieurs mois que les musées et autres lieux culturels ont fermé leurs portes en raison de la pandémie de Covid-19. Ces endroits sont-ils si contaminants que cela ?
En février 2020, 87.000 personnes travaillaient dans ce secteur, selon les chiffres de l'État. Contre environ 30.000 depuis le mois d'avril.
De la fermeture des salles de spectacles, cinémas, musées et librairies avant le premier confinement aux couvre-feux successifs, le secteur a navigué à vue pendant douze mois.
Des organisations professionnelles et des scientifiques préparent plusieurs expérimentations pour mesurer le risque sanitaire engendré par les spectacles musicaux. Une démarche suivie avec intérêt par les secteurs culturel et sportif, et sous l’œil du gouvernement.
« La culture est sacrifiée sur l’autel d’un consumérisme effroyable » se lamentait récemment Charles Berling sur LCI.
Onze mois après le début de la crise sanitaire, une enquête menée début 2021 en mesure les effets sur plus de deux mille artistes-auteurs des arts visuels : 86 % d’entre eux déplorent une perte de revenus parfois importante.
Alors que plusieurs festivals ont d'ores et déjà jeté l'éponge, d'autres se mobilisent pour réinventer leur événement en version assise, après les annonces de Bachelot.
Un rapport de la Cour des comptes estime qu’une profonde réforme de ces établissements publics est nécessaire.
En annonçant jeudi 18 février que les festivals d’été pourront se tenir à cinq mille personnes masquées maximum, Roselyne Bachelot autorise enfin les organisateurs de rendez-vous culturels à se projeter dans leur édition 2021.