Lancée au départ par 600 professionnels, cette tribune dénonçant «l’emprise grandissante de l’extrême droite» dans le 7e art sous l’influence de Vincent Bolloré, compte désormais plus de 1600 signataires, selon le collectif «Zapper Bolloré».
C’est à l’Assemblée, dans un brouhaha d’invectives venant des rangs de députés LFI et écologistes, que la ministre de la Culture, Catherine Pégard, a finalement pris position sur l’affaire de la « tribune anti-Bolloré ». Publiée dans Libération à la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, elle serait signée à ce jour par 2 000 personnes se présentant comme des professionnels du cinéma, selon le quotidien.
Le texte, signé par Adèle Haenel, Juliette Binoche, Blanche Gardin ou Anna Mouglalis, dénonce « l’emprise grandissante de l’extrême droite » dans le septième art, sous l’influence de Vincent Bolloré, actionnaire majoritaire de Canal+. Dans la foulée, pendant les projections à Cannes, l’apparition à l’écran du logo de Canal+, premier financeur du cinéma français, a plusieurs fois été sifflée.
« Je n’ai pas envie de travailler avec des gens qui me traitent de crypto-fasciste », a rétorqué dimanche à Cannes Maxime Saada, le président du directoire de Canal+. Depuis, l’ambiance s’est tendue sur la Croisette. Présente à Cannes les 16 et 17 mai, repartie à Paris, la ministre était attendue au tournant. Interrogée lors des questions d’actualité à l’Assemblée, Catherine Pégard a dit avoir « entendu l’émotion et l’inquiétude qui s’expriment dans le secteur du cinéma, comme elles se sont exprimées dans le secteur du livre récemment ». Mais elle a ajouté qu’elle souhaitait « que la raison et le dialogue puissent l’emporter sur les menaces », lançant une pierre dans...
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