Trois éditeurs representant la Fédération de l’édition indépendante et le Syndicat de l’édition alternative défendent, dans une tribune au «Monde», l’agence octogénaire, menacée de suppression au 1ᵉʳ janvier 2027 par une proposition de loi déposée par des sénateurs LR.
Au mois d’avril, en toute discrétion, des sénateurs du groupe Les Républicains ont déposé une proposition de loi demandant la suppression du Centre national du livre (CNL), avec application dès le 1er janvier 2027, et sa fusion au sein du ministère de la culture. Ce n’est que lors de la convocation des responsables du CNL au Sénat en vue de leur audition, le 15 septembre, que le monde du livre a pris conscience de l’imminence du danger. Et ce, au moment où est annoncée une nouvelle baisse du budget de la culture.
A l’heure où l’ensemble des responsables politiques crient au scandale devant les résultats des enquêtes PISA [Programme international pour le suivi des acquis des élèves] et s’affolent de l’omniprésence du numérique, des sénateurs choisissent de mettre en danger l’une des structures qui accompagnent le livre et la lecture. Alors que la jeunesse est dans la rue afin de réclamer...
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