Ce concours international est réservé aux femmes cheffes d'orchestre. Le métier est encore très largement masculin, même si la part des femmes augmente progressivement.
Polina Lebedieva, jeune Ukrainienne de 24 ans est la première des 16 candidates sélectionnées cette année à se présenter devant le jury et à diriger le Paris Mozart Orchestra, associé au concours. Les candidates, venues du monde entier, ont entre 23 et 39 ans. Les jeunes femmes n'hésitent plus à envisager une carrière de cheffe d'orchestre.
Lamar Elias est palestinienne, elle dirige l'Orchestre des jeunes de Palestine et rêve depuis l'âge de 13 ans de devenir cheffe. "La musique m'a fait voyager, m'a fait parler plusieurs langues, m'a fait connaître plein de cultures, raconte-t-elle. Et la direction d'orchestre encore plus !"
Si le nombre de femmes cheffes d'orchestre est en augmentation, on est encore très loin de la parité : au cours des deux dernières années, 222 chefs ont été nommés dans le monde : 180 hommes et 42 femmes. Les mentalités évoluent lentement. "Quand j'ai fait le concours d'entrée pour être cheffe d'orchestre en Ukraine, dans le jury, il n'y avait que des hommes, se souvient Polina Lebedieva. Ils m'ont dit : 'Polina, tout est bien, vous êtes parfaite, sauf que vous êtes une femme. Peut-être que vous pouvez tenter d'être cheffe de chœur ?' J'ai dit : 'Non, je préfère être cheffe d'orchestre.'"
Développer des réseaux féminins
Et la France ne montre pas l'exemple : au 1er janvier, seules quatre des 42 formations adhérentes à l'Association française des orchestres étaient dirigées par des femmes. "Les réseaux masculins marchent très bien, entre directeurs de salle, entre directeurs d'orchestre, relève Claire Gibault, cheffe d'orchestre et créatrice du concours La Maestra avec la Philharmonie de Paris. Je pense que le pouvoir se transmet entre hommes. Peut-être que ces réseaux féminins n'existent pas...
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