Dans la préfecture de la Sarthe, les coupes budgétaires drastiques de la région fragilisent un secteur populaire mais mal doté. Une situation que reflète déjà la 25e édition du festival, qui met en avant d’inventives petites formes.
La mention a beau figurer en petits caractères sur le programme officiel, elle n’en est pas moins notable : «Edition anniversaire, 25 ans de cirque au Mans». Ainsi, le 20 mai, a débuté un festival pérenne, implanté en plein cœur de la ville, dans un vaste écrin de verdure où chapiteaux, yourtes et simples estrades bourgeonnent au printemps.
Un béguin pour la discipline qui ne date donc pas d’hier dans la préfecture de la Sarthe, avec notamment l’ouverture en 2008 d’une Cité du cirque, à la fois école et lieu de résidence, l’inauguration en 2022 d’un chapiteau permanent et, l’année suivante, la labellisation comme «Pôle national cirque» du Plongeoir. Un établissement «artistique, culturel et sociétal» qui irrigue aussi un quartier (très) défavorisé, où il a vocation de sémaphore. «En ce sens, le festival n’est que le vaisseau amiral d’une action qui se décline aussi en ateliers, rencontres, etc.», précise Richard Fournier, directeur depuis dix ans d’une structure qui, avec un budget annuel de 3 millions d’euros, s’est retrouvée logée à la même enseigne que les autres quand, fin 2024, Christelle Morançais, la présidente de la région Pays de la Loire, a décrété des baisses drastiques de subventions pour la culture.
Une enveloppe de 100 000 euros, en l’espèce, sucrée en deux temps, via «un simple coup de fil, puis un SMS», qui fragilise «un milieu ayant pourtant le sentiment d’actionner pas mal de leviers» (comprendre : autant sociaux que divertissants), dans «une des esthétiques artistiques les moins bien dotées, alors qu’elle jouit d’une image vraiment populaire et accessible». Ce qui, dans le cadre de «Le Mans fait son cirque», se traduit par...
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