Le renforcement de la réglementation sur le plomb impose d'allonger le calendrier des travaux de modernisation, qui devaient durer deux ans. Les salariés s'inquiètent.
Cinq ans, de 2027 à 2032. La scène du Palais Garnier devra totalement fermer trois ans de plus que prévu, a annoncé, jeudi 2 juillet, son directeur général. "Si nous devons franchir cette étape aujourd'hui, c'est pour éviter d'avoir à engager un nouveau chantier dans quelques années", a déclaré Alexander Neef à l’AFP. "C'est un choix que nous assumons, un choix de responsabilité, un choix fait pour la pérennité de l'outil de travail."
Cet allongement est dû à la nécessité de retirer intégralement le plomb présent dans toute la cage de scène, c’est-à-dire l'ensemble du plateau sur toute sa hauteur, dessus et dessous. "La présence de plomb au Palais Garnier est connue et fait l'objet d'un suivi régulier. Il était déjà prévu de le traiter dans le projet initial", a expliqué le directeur général. "Ce qui change la donne, c'est que nous faisons face aujourd'hui à un renforcement de la réglementation et à une demande (...) de retirer intégralement le plomb dans la cage de scène à l'occasion des travaux", a-t-il poursuivi.
Programmation hors les murs
Le vieillissement du Palais Garnier, mais aussi de l'Opéra Bastille, avait été mis en lumière par un rapport de la Cour des comptes. En conséquence, l'Opéra de Paris avait annoncé un premier calendrier de travaux, pour que les deux ne ferment pas en même temps. Cet allongement imprévu bouscule donc aussi la rénovation de l’Opéra Bastille, qui démarrera en 2033 au lieu de 2030, pour une durée de deux ans.
Quand un lieu sera fermé, l'autre pourra donc accueillir une partie des spectacles qui y étaient prévus. Mais l'Opéra de Paris prévoit aussi une programmation hors les murs au théâtre des Champs-Elysées, au théâtre du Châtelet, au théâtre de Chaillot et au théâtre de la Ville.
Plus de 450 millions d'euros de travaux
Autre coup dur annoncé jeudi au Palais Garnier : les espaces réservés aux visites patrimoniales, qui devaient rester ouverts, "pourraient être temporairement indisponibles pendant deux ans", à cause des nuisances dues aux travaux. Ces visites sont une source importante de revenus, 13 millions d'euros par an. Cette éventuelle fermeture totale du bâtiment dépendra de la
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