Même si la DRAC Aura fait au mieux pour ne pas trop déstabiliser les acteurs culturels locaux, l'État opère une baisse drastique des crédits alloués à la culture, qui plus est, votée tardivement. Avant l'éventuel couperet de la Région fin mai, état des lieux des scènes théâtrales à Lyon et ses environs.
L'austérité n'est pas un vain mot. L'enveloppe dédiée à la Culture dans le budget 2026 est en baisse de 173, 4 millions d'euros - sur 3, 7 milliards d'euros de budget - par rapport à l'an dernier (hors audiovisuel). Chaque DRAC, la délégation en région du ministère, subit une coupe de 5%. Chacune la ventile différemment selon ses propres arbitrages internes.
Pour la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, cela se traduit par une coupe de près de 3 millions d'euros du budget global de 56M concernant le spectacle vivant. Elle a choisi de préserver autant que possible compagnies et projets en cours en veillant à la diversité des esthétiques et de leur répartition sur les douze territoires de la région. Les économies se font donc plutôt sur les lieux.
Ainsi les centres dramatiques nationaux - CDN (Lyon, Valence, Saint-Étienne, Montluçon) voient leur part de la DRAC baisser de 2, 5% à l'exception du TNP de Villeurbanne qui n'est pas impacté, probablement parce qu'un changement de direction est en cours. Jean Bellorini n'a pas demandé un renouvellement pour un 3e mandat, il quitte son poste fin décembre et son successeur ou sa successeuse sera nommé(e) vraisemblablement avant l'été. Les Scènes nationales connaissent une baisse de 5% sauf pour celles où la DRAC n'avait pas encore atteint son seuil de financement.
Les scènes conventionnées subissent une perte de 5% à 10%. Pour le théâtre de la Renaissance d'intérêt "Scènes et musique", la baisse est de 10% de sa subvention de fonctionnement (soit 15 000€) qui s'ajoute à la perte de 5% (35 000€) de la ville d'Oullins-Pierre-Bénite actée cette semaine.
Les trois scènes conventionnées Art et jeunesse du territoire, ou en préfiguration, ne sont pas impactées. Cela concerne le Ciel à Lyon, la Coloc' de la Culture de Cournon d'Auvergne et l'Espace 600 à Grenoble. Le secteur de la jeunesse étant déjà l'un des plus fragiles (petites jauges, petits budgets, très féminisé), il est préservé autant que possible.
D'autres salles de théâtres lyonnaises, qui ne sont pas labellisées, sont fortement impactées aussi : les Subs perdraient 30 000€ soit près de 20% du montant cumulé de la subvention DRAC de fonctionnement et accueil en résidence de l'an dernier.
Le théâtre de la Croix Rousse perd aussi 7% après avoir déjà connu une baisse de 3% en 2025. Au total, ce sont...
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