Ce qui ne passe pas, dans le milieu professionnel du spectacle et de la musique, c’est sa dotation pour 2026, prévue à 36 millions d’euros dans le projet de loi de finances, et finalement légèrement relevée à 40 millions d’euros. Un montant qui jure avec les 90 millions de dotation par an, à ses débuts, et même avec les 60 millions d’euros dépensés l’an dernier. Concrètement, les critères pour en bénéficier ont drastiquement été durcis tandis que les plafonds et montants d’aides, se retrouvent abaissés. Alors certes, dans les services du ministère de la Culture, on assure que les négociations avec Bercy, pour 2026, ne sont pas closes, et que le fonds pourrait atteindre 50 millions d’euros. Mais ces subsides viendront également en appui d’aides déjà enclenchées les années précédentes, le dispositif pour les embauches en CDI pouvant courir jusqu’à trois ans. Et l’objectif est bien de limiter le plafond du Fonpeps entre 35 et 40 millions d’euros en 2028, date jusqu’à laquelle a été récemment prolongé le dispositif. L’annonce d’une « sanctuarisation » du Fonpeps par Rachida Dati lors de ses vœux ne parvient pas à rassurer un secteur qui estime avoir été tenu en dehors des négociations avec Bercy, et qui évalue les besoins à 70 millions d’euros a minima.
« Cette baisse fait peser une menace sur l’emploi culturel », souligne Claire Guieze, coprésidente du Syndeac, Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles. Ce que confirme également Ghislain Gauthier, secrétaire général de la CGT Spectacle : « L’aide à l’emploi du plateau artistique soutient le spectacle vivant privé et public, les petits comme les gros. C’est tout le maillage culturel dans le spectacle vivant, du théâtre à la musique, qui est impacté. »
À Avignon, le Off en danger
Si la pilule a du mal à passer, c’est aussi parce que cette annonce s’ajoute aux baisses des aides publiques à la culture, associée à une augmentation des...





