Face aux enjeux écologiques et à la hausse du prix des carburants, les festivals cherchent à encourager les mobilités douces.
Crise écologique, envolée du prix des carburants, les spectateurs continueront-ils à prendre leur voiture pour venir dans les festivals ? À Royan, Un violon sur le sable accueille parfois jusqu’à 30 000 spectateurs par soir. Grâce à son rayonnement, le festival a pu établir un partenariat avec la SNCF Voyageurs TER Nouvelle-Aquitaine. « Des trains spéciaux à des tarifs avantageux sont mis en place les soirs de concerts pour permettre aux spectateurs des villes alentour de venir et repartir facilement en train » détaille Chloé Grégoire, responsable de la communication.
S’appuyer sur les transports en commun est une solution séduisante, mais les réalités des territoires sont diverses et dans certaines zones, le réseau, très limité. « En termes de bilan carbone, c’est embêtant », déplore Constance Eve, chargée de production du Fest Jazz. En Centre Bretagne, l’événement accueille chaque année entre 3 000 et 4 000 festivaliers sur les bords de l’Aulne à Chateauneuf-du-Faou (29). La pratique du vélo est encouragée, et une navette fait des allers-retours depuis le bourg pour éviter que les voitures n’envahissent les bords de la rivière. Mais pour la chargée de production, difficile de faire plus sans une volonté politique de la Région.
Ne pas imposer
Les équipes cherchent tout de même des solutions à leur niveau. En Lozère, grâce à une enquête mobilité auprès de ses spectateurs, le Festival Détours du Monde a découvert une pratique du covoiturage répandue mais informelle. « Notre rôle n’est pas de venir avec nos gros sabots proposer une plateforme type Mobicoop que les gens n’ont pas l’habitude d’utiliser, mais plutôt d’exploiter les relais qu’ils connaissent, comme les groupes Facebook », note Mario Juillard, chargé de...
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