Cette baisse, loin d’être anecdotique, pose la question de l’évolution du dispositif alors que le budget du secteur se resserre.
Un petit sésame qui se réduit comme peau de chagrin ? Le Pass culture a vu son plafond pour les «offres en ligne» restreint à 50 euros soit de moitié, une baisse officialisée par un arrêté daté au 3 décembre 2025 et publié ce mardi 30 décembre au Journal officiel.
Les offres concernées, et dont le «montant cumulé» des dépenses ne devra pas dépasser ce nouveau plafond, correspondent «à l’achat d’un accès à de la musique, des œuvres audiovisuelles, des jeux vidéo, des livres audio, des conférences et de la presse dématérialisées». Autrement dit, il s’agit de réguler le montant déboursé par le détenteur d’un Pass pour ses abonnements numériques ou l’achat de contenu culturel disponible sur Internet.
Le texte prévoit néanmoins deux situations où ce changement de seuil se maintient à 100 euros : lorsque le bénéficiaire «est atteint d’une ou de plusieurs déficiences des fonctions motrices, physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques reconnues par certificat médical», ou réside dans certaines collectivités d’outre-mer, comme «Mayotte, Wallis-et-Futuna et Saint-Pierre-et-Miquelon».
«Une concentration des dépenses sur certaines activités culturelles»
Outre annoncer la baisse, le texte cherche à clarifier les objectifs et le fonctionnement général du dispositif culturel, précisant par exemple que «les jeux d’évasion et activités de loisirs ne relevant pas de dispositifs de médiation» ne font pas partie des offres éligibles. Il faudra donc plus espérer voir sa sortie à l’escape game prise en charge.
Il est aussi précisé qu’«aucune offre ne peut être proposée par des acteurs dont l’activité principale relève d’une organisation politique ou religieuse». Une clarification bienvenue, alors que l’intégration du Puy-du-Fou, parc du réactionnaire Philippe de Villiers, à l’offre culturelle, soutenue par Rachida Dati, en avait laissé plus d’un perplexe.
Car le dispositif du Pass culture, expérimenté en 2019 pour promouvoir la culture auprès des jeunes, puis pérennisé en 2021, bat de l’aile. Des audits publics ont pu mettre en avant deux limites principales à la mise en place de ce chèque incitatif, la première étant que les jeunes les moins éloignés de la culture (que ce soit socialement ou géographiquement), et donc les moins ciblés par le dispositif, sont en réalité les plus nombreux à en bénéficier.
Autre grain de sable dans les rouages du...
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