Après treize ans de vie dorée à la tête de l'IMA, Jack Lang a été contraint à la démission à la suite des révélations sur ses relations avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein et l'ouverture d’une enquête du parquet national financier. Sa succession fait déjà saliver de nombreux candidats dans les allées du pouvoir…
En découvrant que Jack Lang était cité à 673 reprises dans la masse de documents estampillés « Epstein Files » publiés par la justice américaine, l’Elysée espérait une démission immédiate du patron de l’Institut du monde arabe (IMA). Emmanuel Macron a encore moins compris les tergiversations de l’ancien ministre de la Culture une fois rendues publiques la fréquence et la teneur de ses échanges par mail avec le pédocriminel américain. « Démissionner ? C’est une plaisanterie ? Je me sens blanc comme neige ! » plaide d’abord l’octogénaire au micro de RTL.
Pour mettre un terme à cette Lang de bois, Macron confie à Jean-Noël Barrot le soin de le pousser vers la sortie. Après tout, l’IMA n’est-il pas sous la tutelle du Quai d’Orsay ? Dès le lendemain, une convocation est envoyée à Lang : il lui faudra se présenter au Quai à son retour de Marrakech. « La demande de démission était contenue dans la convocation, confiera plus tard Barrot en petit comité. Le plus simple, c’était qu’il démissionne lui-même sans passer par un conseil d’administration. »
« Il faut que vous démissionniez »
Barrot, qui est lui-même en déplacement, suit la situation depuis la Syrie, l’Irak et le Liban. Il finit par s’impatienter. Et transmet à Lang un message on ne peut plus clair : « Il faut que vous démissionniez, car ce serait la moins mauvaise manière de sortir de cette situation. » Bon gré, mal gré, acculé aussi par...
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