Les professionnels de la musique appellent à des mesures fortes pour protéger la création et repenser leur modèle économique alors même que les soutiens publics se réduisent. Une adaptation devient indispensable pour assurer la pérennité du secteur.
Inscrire le droit d'auteur au patrimoine de l'Unesco ? C'est la proposition du président de la Sacem, Patrick Sigwalt, pour protéger ce « moteur de la création ». Alors même qu'une partie de la filière musicale se cherche un nouveau modèle économique, faute de ressources suffisantes, l'intelligence artificielle menace de limiter davantage encore ses revenus.
« Le droit d'auteur a toujours su s'adapter aux technologies successives, mais c'est la première fois qu'une technologie entend produire des contenus. Et cela pose un problème de partage de la valeur, parce que les machines sont entraînées à partir d'un stock d'oeuvres, que cette base d'entraînement est opaque, et que les forces sont déséquilibrées », estime-t-il.
20 millions détournés en trois ans
Et si les mégaconcerts dans les arénas et stades ne désemplissent pas, avec des prix de places de plus en plus élevés, la filière musicale n'en profite pas comme elle le devrait. Le produit de la taxe sur la billetterie des spectacles de variétés et des concerts de musiques actuelles, censée revenir aux professionnels pour faciliter leur prise de risque, est plafonné par Bercy, face à la dégradation des comptes publics.
« En 2024, la taxe a rapporté 55 millions et on nous l'a écrêtée à 50 millions. En 2025, elle a généré 64 millions et on nous l'a plafonnée à 53. Et cette année, elle devrait grimper encore, alors que l'on ne nous reversera pas plus de 58 millions », s'attriste Jean-Baptiste Gourdin, président du...
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