L’eurodéputée Emma Rafowicz (PS), rapporteuse du programme Agora sur les politiques culturelles européennes, tire la sonnette d’alarme sur la concentration croissante dans le secteur de la musique live. Elle appelle à une offensive politique pour défendre l’exception culturelle.
La concentration dans le secteur de la musique live s’accélère. Est-ce un phénomène nouveau ?
La concentration a toujours existé, mais elle incarne aujourd’hui, par son ampleur, une violence nouvelle pour la culture et la démocratie. Elle devient prédatrice : il ne s’agit plus seulement de détenir des salles ou des festivals, mais bien de conquérir un contrôle sans partage sur toutes les activités d’un secteur, de la billetterie aux partenariats publicitaires, en passant par la gestion de salles, l’organisation des tournées, le management d’artistes, la production et la distribution.
Cette concentration trouve un allié de taille : le désengagement de l’État et de certaines collectivités. La nature a horreur du vide : quand un festival ou une salle perd un soutien public, d’autres...
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