Les festivals trouvent des solutions pour continuer d'accueillir le public lorsque le mercure s'emballe, même si cela tourne parfois au casse-tête. Mais la baisse des financements publics, qui les fragilise depuis plusieurs années, ne leur permet pas d’absorber ce surcoût sans danger.
Météo France a annoncé le 30 juin une probable reprise de la canicule durant le weekend des 4 et 5 juillet. De quoi alourdir encore un peu plus la charge mentale des organisateurs de festivals, déjà sous pression avec les pics de chaleur inédits survenus au cours des deux derniers mois. Une inquiétude redoublée avec les multiples annulations décidées par arrêtés préfectoraux entre les 26 et 28 juin, en raison des conséquences de la canicule (surmobilisation des hôpitaux et des services de secours ou violents orages). Des circonstances qui ont eu raison de Solidays (Hippodrome de Longchamp, à Paris), Chambord Live (au Château de Chambord, Loir-et-Cher), Garorock (à Marmande, Lot-et-Garonne), ou encore Retro C trop (Château de Tilloloy, Somme).
De l’eau à volonté
Pour autant, les organisateurs savent s’adapter à l’emballement du mercure, même si certaines mesures tournent d’autant plus au casse-tête qu’ils doivent protéger à la fois leurs publics, leurs salariés et leurs bénévoles, et les artistes.
Le b.a.-ba est évidemment l’approvisionnement en eau : les commandes de palettes de bouteilles, fontaines à eau et brumisateurs se multiplient. Paradoxe, ces équipements mettent parfois les organisateurs en contradiction avec la réglementation en vigueur pour les festivals.
Ainsi, l’installation de fontaines « signifie que nous acceptons de voir les festivaliers entrer avec...
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