Les difficultés du spectacle vivant s’incarnent ce début d’année dans le démantèlement de l’agence culturelle du Grand Est. Une manifestation intersyndicale devant la médiathèque Malraux à Strasbourg ce 11 février a porté les inquiétudes de professions aux statuts fragiles. Dans leur ligne de mire, l’organisation d’états généraux de la culture en mai prochain.
Près de 90 manifestants, c’est bien, mais les syndicats de la culture mobilisés ce 11 février ont aussi marqué une volonté de structurer davantage le mouvement, « d’initier un combat », selon les mots de la comédienne et metteuse en scène Marion Grandjean. « Il faut qu’on invente de nouveaux outils, ensemble », a lancé Stéphane Roth, directeur de Musica, au titre de ses fonctions au Syndéac (syndicat national des entreprises artistiques et culturelles). Une intersyndicale s’est réunie depuis le mois de décembre pour « organiser la colère », dans la perspective des élections municipales mais aussi des échéances à suivre. L’organisation d’États généraux de la culture fin mai, au diapason d’un mouvement national, est en projet.
Entre baisse du budget de l’État et coupes des collectivités locales
Sabine Grislin, danseuse trapéziste, pour le SFA (syndicat français des artistes-interprètes), a dénoncé l’impact de la baisse du budget de l’État (- 4,6 % pour la culture dans la loi de finance 2026), avec en première ligne le spectacle vivant et l’audiovisuel, mais aussi les coupes budgétaires locales, les réductions liées au pass culture… En comparant avec ses revenus d’il y a 30 ans, le chanteur Daniel Muringer a observé non pas un tassement mais une dégringolade : ne plus être payé pour les répétitions, les déplacements, est devenu la norme. Sans compter avec la...
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