Le chanteur et compositeur a fait savoir dans un post Instagram, mardi 28 avril, qu’il ne se produirait plus dans les deux salles de concert parisiennes, qui appartiennent à la galaxie de l’homme d’affaires d’extrême droite.
Après plus d’une centaine d’auteurs qui, solidaires d’Olivier Nora, ont décidé de quitter les éditions Grasset après l’éviction de leur patron, le boycott de la galaxie Bolloré va-t-il s’étendre au monde de la musique ? C’est en tout cas le sens du message du chanteur de 57 ans, Dominique A., publié mardi 28 avril sur ses comptes Instagram et Facebook : «No more BolloRelay» écrit-il, annonçant qu’il boycottera dorénavant l’enseigne détenue par le milliardaire présente dans les gares, tout comme les salles de concert parisiennes qu’il possède.
Boycott contre «un milliardaire de la Caste 40»
«Les boutiques Relay appartiennent à Vincent Bolloré, milliardaire d’extrême droite qui met tout en œuvre pour que le Rassemblement National accède au pouvoir, de manière de plus en plus volontariste», dénonce le chanteur dans sa publication. «Je décide à titre personnel de boycotter cette enseigne», poursuit celui qui aimait «jusqu’ici» flâner dans les boutiques Relay pour y acheter des revues ou des livres. Une décision en forme d’engagement politique, consolidée par une autre, cette fois prise «en tant qu’artiste».
«J’ai également décidé de ne plus me produire dans les salles parisiennes que possède également Monsieur Bolloré, telles l’Olympia ou le Casino de Paris», écrit Dominique A. Un boycott justifié par le renvoi du PDG emblématique Olivia Nora des éditions Grasset, possédée par le milliardaire. «Monsieur Bolloré a par voie de presse conspué les auteurs et autrices de Grasset qui ont choisi de quitter cette maison d’édition, qu’il détient également : ceux-ci, celles-ci, seraient selon lui hors sol, à mille lieues des préoccupations des Français. C’est toujours touchant, et si crédible, de voir un milliardaire de la Caste 40, aux méthodes de management brutales, se soucier des intérêts du peuple», fustige le chanteur.
Son message, publié conjointement sur ses réseaux sociaux pour «retourner le stigmate» a reçu des milliers de mentions j’aime, et recueilli plusieurs commentaires de soutien. Si les réactions sont en majorité positives - certains internautes apprenant même que Relay est la propriété de...
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