Quelles difficultés les directeurs et directrices des affaires culturelles (DAC) de nos villes rencontrent-ils ? Réponses de Christophe Bennet, président de la Fédération nationale des directrices et directeurs des affaires culturelles des collectivités locales et DAC de la ville de Cergy.
La Lettre du Musicien : Comment les politiques culturelles des collectivités traversent-elles la crise actuelle ?
Christophe Bennet : Les élus font comme ils peuvent année après année et sont très souvent rattrapés par la contrainte budgétaire. C’est d’autant plus dommageable que les politiques culturelles sont vues comme non essentielles : il n’est écrit nulle part qu’un conservatoire ou une école de musique est obligatoire. Les villes peuvent s’appuyer sur quatre secteurs d’intervention culturelle, dont elles s’emparent en fonction de leur politique : le spectacle vivant, la lecture publique [les bibliothèques, ndlr], le patrimoine et les conservatoires via le schéma national d’orientation pédagogique (SNOP).
Depuis 1981 et la loi sur la décentralisation, les collectivités ont eu à cœur de s’emparer de la puissance publique culturelle dans leurs territoires et de se labelliser [en répondant par exemple à un cahier des charges émanant du ministère de la Culture, ndlr]. Ces dernières décennies, la marge de manœuvre s’est réduite : un label ne représente plus un revenu intéressant pour une collectivité.
En moyenne, combien le budget culture des municipalités françaises représente-t-il ?
Je vais vous faire une réponse de Normand : cela varie en fonction de la compétence des collectivités. Le budget culture peut aller de 5 %, masse salariale comprise, à 25 % du budget global. Parfois, ces 25 % sont le marqueur d’une ville engagée dans la culture ou...
Lire la suite sur lalettredumusicien.fr




