Interpellé en conseil municipal sur le gel pour 2027 des activités du Lieu-Dit, le maire Les Républicains de Clermont-Ferrand, Julien Bony, a confirmé une interruption le temps de réfléchir à une offre qui réponde aux «nouvelles orientations» de la municipalité.
Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).– Depuis son arrivée à la tête de la mairie, le 22 mars dernier, dans un bastion historique de la gauche, le nouveau maire Les Républicains (LR) de Clermont-Ferrand, Julien Bony, s’était surtout attaché à mettre en œuvre son programme sécuritaire et à faire revenir l’automobile en centre-ville. Il s’attaque à présent au domaine culturel avec la suspension des activités du Lieu-Dit, un espace d’expérimentations artistiques, sociales et citoyennes emblématique de la commune.
Interpellé par l’opposition, vendredi 2 octobre au soir en conseil municipal, sur l’absence d’appel à projets pour des résidences en 2027, mais aussi sur la fermeture du calendrier de réservation des salles et le report sine die des travaux prévus d’accessibilité et de sécurisation, l’édile a confirmé les inquiétudes des soixante-dix associations résidentes et des deux cents associations adhérentes du site.
«Nous ne sommes pas là dans la poursuite intégrale de vos projets, nous sommes là aussi pour les questionner, les recalibrer et faire en sorte qu’ils correspondent tant aux besoins des Clermontois qu’aux nouvelles orientations que nous avons l’intention de donner», a déclaré Julien Bony, mettant également en cause «de nombreux défauts de sécurité du bâtiment, de réelles fragilités» pour justifier l’interruption des activités le temps de «requestionner le projet». Il a toutefois assuré qu’à terme, le Lieu-Dit «conservera toute sa vocation associative et culturelle».
Interrogé par Mediapart sur la nature des «nouvelles orientations» annoncées, le maire de Clermont-Ferrand estime que le Lieu-Dit devrait...
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