Ses échanges de mails avec Jeffrey Epstein ont révélé la manie de l’ex-président de l’Institut du monde arabe à «abuser» de la «générosité» du pédocriminel américain. Une radinerie qui se confirme.
Les dossiers Epstein ont révélé les étroits liens personnels et d’affaires que Jack Lang entretenait depuis des années avec le milliardaire américain et pédocriminel Jeffrey Epstein, causant la chute du désormais ex-président de l’Institut du monde arabe. Mais dans leurs échanges de mails, se faisait aussi jour la tendance de Lang à, de son propre aveu, «abuser» de la «générosité» infinie d’Epstein, par exemple en lui demandant de lui fournir une voiture (sous-entendu avec chauffeur) pour se rendre à un dîner très select «à 60 km de Paris». Comme si Lang ne pouvait ni conduire lui-même, ni se payer le trajet d’une manière ou d’une autre (location, taxi…).
Une radinerie loin d’être fantasmée, à en croire les témoignages qui foisonnent autour du rapport à l’argent de l’indéboulonnable monsieur Culture, pourtant fort riche. Ainsi dans le Monde, l’ancienne ministre et députée (PS puis macroniste) Brigitte Bourguignon, qui a succédé à Jack Lang dans sa circo du Pas-de-Calais en 2012, se souvient : «C’était le seigneur. Il ne touche pas terre. Il part sans regarder qui paye, comme s’il ne savait pas que des choses se payaient dans la vie.» Lointaine successeure de Lang au ministère de la Culture sous Emmanuel Macron, Rima Abdul Malak raconte elle aussi : «Tout le monde savait qu’il ne payait rien. Il considère qu’il doit être invité partout, dans des conditions de luxe. Cette partie de sa personnalité renvoie aux critiques de la gauche caviar, l’appât de l’argent, des cercles de luxe et de pouvoir.»
Et une fois ouverte, la boîte noire de la pingrerie de l’ancien ministre de François Mitterrand n’en finit plus de livrer ses...
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