Une sénatrice a interpellé le gouvernement sur les dérives des tarifs et leurs conséquences pour le secteur musical.
Céline Dion ne fait pas seulement parler d’elle sur scène. Après la ruée historique et non moins chaotique sur les billets de ses concerts parisiens, la polémique s’invite désormais jusque dans l’hémicycle. Ce mercredi 15 avril, le nom de la star québécoise a été cité au Sénat, au cœur d’une question adressée au gouvernement sur le prix des places et, plus largement, sur le financement de la culture.
Alors que les billets étaient annoncés à moins de 300 euros, tous se sont envolés, certains atteignant plusieurs milliers d’euros. Derrière ces écarts, un mécanisme légal mais controversé, la tarification en temps réel, qui ajuste les prix en fonction de la demande. Et la demande était présente au rendez-vous. Une pratique qui est aujourd’hui dans le viseur des autorités, après l’ouverture d’une enquête pour pratiques commerciales trompeuses.
« Beaucoup ont payé des billets trois fois le prix affiché », a dénoncé la sénatrice socialiste Karine Daniel qui interpelait la ministre de la Culture, qui évoque des montants pouvant grimper jusqu’à 12 000 euros. « Cet élan d’amour pour Céline Dion ne doit pas se terminer à la répression des fraudes », a-t-elle lancé, appelant à des clarifications sur ces pratiques.
Des recettes records mais une aide à la création réduite ?
Mais au-delà du prix des places, la sénatrice a pointé un problème plus large : la manière dont ces concerts financent - ou non - le reste du secteur musical. Les seize dates parisiennes de Céline Dion doivent générer des recettes très importantes, de l’ordre de 130 millions d’euros de billetterie et environ 4,5 millions d’euros de taxes, dont une partie est...
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