Représentants des entreprises comme des professionnels réclament que le gouvernement revienne au 1 % du budget consacré à la Culture, contre 0,7 % aujourd’hui.
Plusieurs organisations syndicales réclament mardi un « moratoire sur les coupes budgétaires » pesant sur le spectacle vivant, appelant la filière à « se mobiliser » jusqu'à la rentrée, en marge du Festival d'Avignon.
Cette revendication des organisations, dont la CGT Spectacle, le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac) ou le Syndicat national des arts vivants (Syynavi), intervient alors que 28 structures du spectacle vivant, dont de nombreux opéras et des orchestres, ont publié vendredi une lettre au président Emmanuel Macron dans laquelle elles s'inquiétaient de l'annulation de dotations prévues pour le second semestre 2026.
Un « seuil critique » atteint
Le ministère de la Culture a indiqué samedi qu'elles seraient versées en partie à partir de cette semaine mais que 10 % du montant était en négociation budgétaire avec Bercy.
Selon Joris Mathieu, co-président du Syndeac (premier syndicat dans le spectacle vivant), un « seuil critique » a été atteint dans la filière. « Aujourd'hui, il n'y a absolument plus aucune marge d'adaptation. On voit une accélération de l'écroulement de notre écosystème avec un effondrement du nombre de représentations, des lieux qui aujourd'hui risquent de ne pas pouvoir ouvrir leurs portes ou de fermer pendant six mois avec des plans de licenciement qui s'annoncent. »
« Ça fait plusieurs mois, voire années, qu'on dénonce les coupes budgétaires (par l'État ou les collectivités territoriales, NDLR), qui sont pour nous des choix politiques, qui mettent fortement en danger l'écosystème que nous représentons », a ajouté...
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