Olivier Galzi a affirmé sur France Inter qu’un participant à la présentation de la programmation 2026 avait été “sorti” pour avoir brandi un drapeau palestinien. Tiago Rodrigues, le directeur du Festival, clarifie ces déclarations.
Olivier Galzi l’a reconnu mardi 14 avril au micro de Benjamin Duhamel, sur France Inter : il ne s’est pas rendu en 2025 au Festival d’Avignon. Mais le désormais nouveau maire (sans étiquette) de la Cité des papes est-il resté, mercredi 8 avril, jusqu’au bout de la présentation de la programmation de l’édition prochaine (du 4 au 25 juillet) ? À l’entendre, un jeune homme aurait brandi un drapeau palestinien sur la scène de la salle de spectacle La FabricA, dans la préfecture du Vaucluse, avant d’être sorti de la salle par les organisateurs : « Un drapeau est sorti au moment de cette présentation et il se trouve que le directeur [a été] lui aussi choqué et, en l’occurrence, a sorti de ses équipes la personne qui avait fait ça. Et je pense qu’il a eu raison », a assuré l’édile.
Or, ces propos ne coïncident pas avec les images de cette présentation, visibles sur le site Internet du Festival. Car le jeune homme en question se trouvait toujours sur scène à la toute fin de ce rendez-vous, comme quatre-vingts autres personnes, dont Tiago Rodrigues, directeur de la manifestation. Il applaudissait, drapeau en boule dans les mains, la fin de la présentation de la 80ᵉ édition. L’équipe du Festival dément par ailleurs avoir sorti le participant de la scène tout en précisant que la présence de ce drapeau n’était pas prévue, et qu’elle n’en avait pas été informée. « Il y a eu une discussion avec ce participant à l’issue de la présentation », indiquent sobrement les organisateurs.
Un “spectateur”
Auprès de Télérama, Tiago Rodrigues assure que « le Festival n’a rien entrepris contre lui ». Et pour cause, le jeune homme n’est pas un membre de son équipe comme le laissaient entendre les propos de l’ancien journaliste Olivier Galzi. Le directeur du Festival « tient à clarifier que la personne qui a pris la décision individuelle de montrer un drapeau de Palestine était un spectateur participant à la présentation de la programmation à La FabricA ».
Ce jour-là, l’équipe du Festival se trouvait dans les gradins, tandis que la scène du théâtre accueillait quatre-vingts spectateurs invités par les organisateurs à présenter eux-mêmes l’ensemble des propositions artistiques à venir. L’homme en question présentait donc le spectacle 1, 2, 3 Poquelin, de la compagnie de théâtre flamande tg STAN.
Le questionnement, fil rouge de l’édition 2026
L’interview d’Olivier Galzi sur France Inter n’aura pas non plus aidé à mieux connaître les « plus grands chocs » du nouveau maire en matière de spectacle vivant, comme l’y invitait pourtant le journaliste de la matinale. Plutôt que sur ses goûts artistiques, Olivier Galzi s’est donc étendu, à propos de l’édition 2025 — à laquelle, rappelons-le, il ne s’était pas rendu —, sur « une utilisation qui a pu être faite partiellement de ce Festival pour évoquer notamment, de manière à [s] on avis un peu trop poussée, la question palestinienne ». La langue invitée de la manifestation était alors l’arabe. La faible présence du théâtre, et notamment d’artistes palestiniens, dans un...
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