Si le ministère de la culture a sauvé les meubles du côté du patrimoine, le volet consacré à la création accuse une baisse de 4 % dans le texte présenté jeudi 1ᵉʳ octobre.
Opération déminage. Lors d’un point presse restreint, vendredi 2 octobre, la ministre de la culture, Catherine Pégard, a voulu atténuer la baisse prévue par le projet de loi de finances pour 2027, présenté jeudi 1er octobre. En intégrant les 64 millions d’euros annulés en cours d’année, le recul budgétaire par rapport à 2026 ne serait que de 0,6 % – et non de 1,6 % comme indiqué dans le texte. D’autre part, elle a promis d’en amortir l’impact.
« Les efforts que l’on fait aujourd’hui devraient permettre d’éviter les sacrifices de demain », fait valoir Catherine Pégard, rappelant que la culture « doit participer comme les autres à l’effort global ». Pour « maintenir les fondamentaux de la politique culturelle », a-t-elle poursuivi, les économies se feront « au cas par cas ».
Tous les opérateurs, en effet, ne sont pas logés à la même enseigne. La Bibliothèque nationale de France (BNF) et la Comédie-Française vont ainsi percevoir respectivement 4 millions et 3 millions d’euros supplémentaires pour leur fonctionnement. Le Louvre en revanche perd 3 millions d’euros. Explication de texte du ministère : « La BNF n’a pas beaucoup de sources de revenus, et la tarification différenciée mise en place au Louvre amortit la baisse. » Sauf que les recettes des billets plus onéreux à destination des visiteurs extra-européens étaient initialement destinées à payer les travaux, et non le fonctionnement. Et que la canicule a fait chuter cet été les bénéfices du musée, préfigurant d’autres baisses de fréquentation lors des prochains pics de chaleur.
Travaux différés à l’Opéra Bastille
Du côté des travaux, malgré le mur d’investissement régulièrement souligné par la Cour des comptes, les chantiers entamés ne sont pas...
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