Le géant américain de l'événementiel a encaissé une perte au premier trimestre à cause de frais d'avocats colossaux liés à son procès pour pratiques anticoncurrentielles. Il reste toutefois optimiste pour l'avenir du fait de la progression de ses activités.
Petit coup de blues pour Live Nation. Si le géant américain des concerts, numéro un mondial de l'industrie du divertissement, affiche un chiffre d'affaires en hausse de 12 % au premier trimestre, il encaisse une perte d'exploitation de 371 millions de dollars sur la période.
Une contre-performance directement liée au fait que l'entreprise de Los Angeles a, mi-avril, été reconnue coupable de monopole illégal par un tribunal fédéral de Manhattan. Les frais de justice engendrés par ce procès de sept semaines ont obligé le groupe à passer pas moins de 450 millions de dollars de provisions sur les trois premiers mois de l'année. Et ce n'est peut-être pas terminé.
Nouveaux frais de justice en vue
« Nous allons encore avoir des frais de justice », liés notamment à une autre procédure intentée en septembre par l'agence américaine de protection des consommateurs, la FTC, pour pratiques trompeuses dans la vente de billets, a prévenu Joe Berchtold, président et directeur financier, lors d'une conférence téléphonique. Ce dernier s'est voulu rassurant, cependant, en indiquant que ces frais « devraient diminuer durant les prochains trimestres », a-t-il ajouté.
Néanmoins, aux frais d'avocats pourrait s'ajouter l'effet de la mise en application du jugement rendu mi-avril. Le juge chargé de l'affaire doit en effet déterminer maintenant les mesures à prendre pour faire cesser cette situation de monopole, ainsi que d'éventuelles pénalités financières.
Le jury a estimé que les clients de Ticketmaster, filiale de billetterie de Live Nation, avaient été surfacturés de 1,72 dollar par billet acheté du fait de ce monopole durant la période allant de 2020 à 2024. En cours de procès, le ministère américain de la Justice, à l'origine de la procédure, a passé un accord amiable avec Live Nation, mais plusieurs Etats ont refusé d'en faire autant et mené les débats à leur terme.
Des activités en hausse
Pour autant, affirme la direction du groupe qui, en début d'année, a signé un accord pour acquérir Paris La Défense Arena, l'avenir devrait être moins sombre. D'une part, toutes les activités de Live Nation ont vu...
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