Au Centre de formation des musiciens intervenants de Tours, un diplôme universitaire unique en France permet à ses élèves de se spécialiser dans l’intervention musicale auprès de la toute petite enfance et de l’enfant en situation de handicap.
« Cette formation permet de penser l’espace sonore comme un espace sensible qui devient dès lors une terre féconde pour développer une relation avec des enfants qui n’ont pas accès à la communication normée. » Isabelle Grégoire, chargée de la direction du Centre de formation des musiciens intervenants (CFMI) de Tours de 2011 à 2021, est la responsable pédagogique d’un diplôme universitaire (DU) unique en France. Créé en 2012, le DU « La musique et le tout-petit, la musique et l’enfant en situation de handicap » n’a plus à prouver son utilité.
Taux d’insertion très élevé
Avec deux cents heures, combinant enseignement et stage, dispensées sur un an, ce DU est pensé comme une voie de spécialisation ou de complémentarité pour les musiciens qu’il forme. Il est perçu comme un moyen « d’intégrer l’altérité, de travailler avec l’autre », déclare Isabelle Grégoire. Et de fait, l’élaboration de cette formation s’est faite en partenariat avec des départements de médecine et de psychologie, mais surtout avec l’association Enfance et musique, spécialisée dans l’éveil culturel et artistique.
C’est précisément cette expertise qui rend ce diplôme, qui n’a presque pas connu de changements depuis sa création, toujours aussi pertinent selon elle. « La formation répond aux demandes des territoires », affirme Isabelle Grégoire. Hélène Koenig, directrice artistique de l’association Cantorama et diplômée du CFMI de Tours en 2022, a été séduite par le double enseignement que fournit le DU : « On ne fait pas seulement de la pratique musicale. On suit également des cours sur le développement physique, physiologique et psychologique des enfants, sur l’autisme, etc. Le tout auprès de professionnels spécialisés dans la petite enfance et le handicap. »
Surtout, le taux d’insertion professionnelle du DU est très élevé : « Il y a deux ans, et cela arrive de plus en plus souvent, la promo entière a fini l’année en sachant déjà quelle allait être leur action sur le territoire », raconte la responsable pédagogique avec une certaine fierté. Une observation partagée par les autres CFMI du...
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