Le spectacle vivant financé sur fonds publics traverse une crise profonde. Entre baisse des subventions et hausse des coûts, le modèle français d'exception culturelle cherche comment se réinventer.
Fin 2024, la présidente du conseil régional des Pays de la Loire, Christelle Morançais (Horizons), soutenue par une majorité réunissant la droite et le centre, avait porté un budget marqué par d'importantes coupes de subventions, notamment celles destinées au secteur de la culture.
Même si la DRAC Aura fait au mieux pour ne pas trop déstabiliser les acteurs culturels locaux, l'État opère une baisse drastique des crédits alloués à la culture, qui plus est, votée tardivement.
En forte croissance, la filière musicale se considère pourtant en danger par le jeu d'un « système grippé ». À l'unanimité, le secteur se mobilise pour demander le déplafonnement de la taxe sur le spectacle vivant, collectée par le Centre National de la Musique.
Une sénatrice a interpellé le gouvernement sur les dérives des tarifs et leurs conséquences pour le secteur musical.
Dans une lettre ouverte, les donateurs apportent leur soutien à l’ancien directeur artistique de l’événement, Markus Hinterhäuser.
La ville des Hauts-de-Seine et le conseil régional n’ont pas jugé nécessaire d’aider l’un des principaux festivals d’été en France. En 2025, le budget de Rock en Seine avait été amputé de 335 000 euros au motif de la programmation du groupe de rap Kneecap.
Le nouveau maire de la cité bretonne vient de suspendre un projet à 20 millions d’euros porté par son prédécesseur, battu aux élections municipales du 22 mars, raconte, dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».
Les baisses budgétaires de l'État et les coupes drastiques des subventions dédiées à la culture par les collectivités territoriales amènent les institutions à se tourner de plus en plus vers le secteur privé.
Musées, théâtres, projets culturels territoriaux… : le conseil en strat peut-il s’y déployer sans en dénaturer l’esprit ? Consultor a exploré des terres fascinantes où « saltimbanques et géomètres » se font face.